Point presse de lancement de la campagne sur les libertés publiques

Mercredi 11 mars, une conférence de presse a lancé l’offensive socialiste contre les atteintes aux libertés publiques. L’occasion de présenter La France en libertés surveillées, le livre de référence pour cette initiative citoyenne, et de revenir sur les enjeux de ce combat essentiel. Tour à tour, Martine Aubry, Première secrétaire du PS, Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale aux libertés publiques et à l’audiovisuel et Pascale Boistard, secrétaire nationale à l’organisation, ont pris la parole.

Martine Aubry : « On accroît les inégalités et on limite les libertés »

La Première secrétaire du Parti socialiste a clairement rappelé les enjeux de cette initiative citoyenne : les libertés reculent, que ce soit au niveau de la justice, des médias ou de l’opposition. Il faut donc se battre pour préserver nos droits individuels et collectifs. C’est tout le sens de l’action socialiste : construire « une société ordonnée, c’est-à-dire sereine, tolérante, ouverte. »

Le livre que nous présentons aujourd’hui, La France en libertés surveillées, n’est pas un tract. C’est une analyse froide des faits et des décisions juridiques qui découlent de la politique menée par le gouvernement et le président de la République dans l’ensemble du domaine des libertés.
La France va mal sur le plan économique et social. Le gouvernement et Nicolas Sarkozy sont très actifs dans les discours, mais si peu dans les actes qui ne suivent pas. En revanche, les textes tombent, non pas pour limiter les excès de la finance, par exemple, mais pour restreindre les libertés.
D’un côté, le gouvernement qui ne prend pas les décisions, par idéologie – il renonce à abandonner la loi TEPA – et c’est l’échec sur le plan économique du Président du pouvoir d’achat. En face, les restrictions des libertés font en sorte que ceux qui veulent exprimer leurs désaccords, le fassent moins demain.
Les socialistes sont pour une France qui vive en sécurité, en harmonie, sans regarder leur voisin en coin, en s’aidant, sans avoir à suspecter ou à exercer une délation.
Quand on lit la presse étrangère, on est frappé du regard inquiet  qui est porté sur la situation en France.
C’est donc une analyse froide, aidée en cela par les nombreuses organisations qui travaillaient déjà sur ces sujets, mais de manière éparse ou spécialisée. C’est un document factuel, sans polémique, juste sur la réalité des faits, un état de la situation. Pour suivre l’évolution, nous avons ouvert un blog.
Pour illustrer cette restriction des libertés :
-    en matière de justice, quand on limite le pouvoir des juges, ou que l’on impose des peines planchers, …
-    pour les medias, nous avons déjà dit ce que nous pensions de la loi sur l’audiovisuel,
-    pour les droits de l’opposition, c’est la limitation du droit d’amendement qui symbolise la restriction de liberté.
Mais il y a aussi le regard sur ceux qui sont différents : l’immigration, pour laquelle on fait du chiffre en faisant croire que cela règle les problèmes ; le chômage, pour lequel on ne donne que des chiffres, le fichage de la population. Il n’est pas bon non plus d’être haut fonctionnaire (mutation).
Et c’est encore une somme de petits faits qui allongent la liste des restrictions de liberté. Je rappelle qu’en 2008, 1% de la population française a été détenu en préventive, que le nombre de fichiers et leur contenu augmentent sans cesse.
Où est la France des droits de l’Homme ?
Nous avons voulu être utiles, jouer notre rôle d’un Parti qui dit les choses et accompagne tous ceux qui ne sont pas d’accord (associations, medias, mouvements, professions, …).
Aujourd’hui, on accroît les inégalités et on limite les libertés.
Le dimanche 22 mars au Zénith, nous réunirons la France que nous aimons pour débattre et proposer, pour dire que ce n’est pas cette France-là que nous aimons.
Quand on lit ce livre, on s’inquiète, car à voir l’ensemble, on s’aperçoit que l’on ne connaît pas tout. Nous ne sommes pas laxistes, mais pour une société d’ordre mais avec la justice pour une société ordonnée, c’est-à-dire sereine, tolérante, ouverte.

Marie-Pierre de la Gontrie :« Un ouvrage de référence »

Secrétaire nationale aux libertés publiques et à l’audiovisuel, Marie-Pierre de la Gontrie a coordonné le livre La France en libertés surveillées.

Le livre est structuré en 89 items représentatifs de la liberté. Sa présentation est rigoureuse. Des faits, des sources, des citations.
Nous attendons avec intérêt la contestation. Au fil du temps, les faits se densifient et nous identifions dans cette somme un fait politique, la mise en place d’une société de surveillance et de contrôle, et une société de répression.
C’est une initiative citoyenne que nous voulons aux côtés du mouvement qui est en réaction à cela.
C’est un ouvrage de référence.

Pascale Boistard

« Le Printemps des libertés »

La secrétaire nationale à l’organisation et aux adhésions a présenté le « Printemps des libertés », le rassemblement républicain du 22 mars.

Dimanche 22 mars au Zénith, le « Printemps des libertés » sera une journée consacrée à la rencontre des acteurs avec le Parti socialiste. D’abord un rassemblement républicain d’élus, puis de tous ceux qui disent « c’est assez ». En clôture, de nombreux artistes seront sur scène, car ils sont nombreux déjà à nous dire ce qu’ils pensent.